Quand l'Etat met la nation en danger

De Digipirate
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L'Etat est la nation organisée.

Lorsque dans un domaine de défense il s'organise mal, il met la nation en danger.



Le Livre Blanc

Cette mal-organisation est ce qui se passe dans le domaine que le Livre Blanc appelle "cyberespace" en raison des confusions qui y sont faites par manque de connaissances techniques et de réflexions communes.

"Les menaces identifiées en 2008 – terrorisme, cybermenace, prolifération nucléaire, pandémies… – se sont amplifiées. La nécessité d’une coordination internationale pour y répondre efficacement s’impose chaque jour davantage."

Il est manifeste que dans le cas de la cybermenace une coordination nationale s'impose :

  • car la menace n'est pas seulement ou même principalement pour l'Etat
  • mais d'abord pour individuellement et activement pour chacun des citoyens.

Et cette menace, paradoxalement, s'accroit des solutions de protection que l'Etat souhaite organiser pour lui-même au nom de la collectivité.


La menace sur les citoyens de la nation

La menace sur chacun est triple :

  • celle d'être constament épié/piraté par une multitude d'intevenants commerciaux, criminels, terroristes, et maintenant par l'Etat lui-même. Il s'agit de vols de biens immatériels,
  • déjà combattus pour la protection des droits d'auteur. Nous sommes tous les auteurs de nos vies.
  • partiellement reconnu par la jurisprudence
  • mais aussi nouvellement inscrit au code pénal.
  • celle de voir tout processeur connecté de l'internet des objets, potentiellement utilisé comme arme adverse à travers des virus ou des pénétrations.
  • celle de voir ses échanges altérés par des processus incontrôlés (OPES) placés dans des boîtes noires physiques ou virtuelles par des criminels, manipulateurs, agences de surveillance publiques ou privées, nationales, étrangères ou terroristes.

Si la loi veut pouvoir combattre le terrorisme partout, y compris dans les lieux privés, cela veut dire que sa menace y est déjà aussi. Il semble que la loi proposée soit donc pour l'instant en retard d'une guerre.


La protection de l'écosystème numérique

Le temps est donc venu d'une réorganisation de la digitalité de la nation qui tienne compte de :

  • la différence entre les applications numériques et les outils digitaux qui les soutiennent.
  • l'urgence du durcicement de ces outils pour :
  • la protection des données industrielles, professionnelles, personnelles et privées.
  • ma sécurité des personnes qui les utilisent ou en dépendent.

Il s'agit d'un devoir de précaution urgent de l'Etat. L'extension de Vigipirate au digital, de l'armée et de la police aux citoyens et à leurs machines.

Il doit être compris que l'Environnement humain inclut autant le digit que l'atôme, le quark, et le génome. La Charte Constitutionnelle s'applique tout autant.


Se protéger de l'insécurité en réseau

Dans une société en réseau, la sécurité doit être récursive, réentrante et réciproque :

  • il est tout à fait concevable que l'Etat ait à prendre des dipositions exceptionnelles vis à vis des citoyens pour sa et leur protection.
  • il est tout aussi nécessaire que les citoyens doivent avoir accès aux données de l'Etat et des entreprises qui peuvent leur permettre de renforcer leur propre protection et celle de leur biens, tout autant que d'organiser des plans de vigilence mutuelles ou groupés.

Tout ceci doit être défini dans le cadre constitutionnel de la précaution et faire l'objet d'une législation équilibrée pour une nation intelligente.

Le premier des objectifs pour le concept de "nation intelligente" est celui d'une "nation digirésiliente", dont la technologie digitale du catenet saura résister aux agents malveillants", aux écoutes, aux alterations de leurs échanges et aux pénétrations externes.


Charte de l'Environnement

Pour mesurer la logique organique qui s'applique copnstitutionnellement au cyberespace, au numérique et au digital, il convient de bien lire la Charte de l'Environnement en se souvenant que celui-ci commence au digital (le digit) mais n'inclut pas le numérique (les chiffres) qui est une forme mathématisée de présentation des choses et de la pensée par des moyens digitaux. Il ne faut pas confondre le contenant à protéger (environnement) et le contenu qui n'est bien entendu ni à censurer, ni à voler.


Par comparaison avec l'environnemet végétal : le digital est l'équivalent des plantes elles-mêmes, et le numérique l'équivalent des paysages, de l'agriculture, du jardinage et de leur protection/entretien nécessaire à la faune.


Académie française 
Ensemble des agents chimiques, physiques, biologiques, et des facteurs (*) sociaux exerçant, à un moment donné, une influence sur les êtres vivants et les activités humaines. Environnement naturel ou, ellipt., environnement, ensemble des éléments naturels de la biosphère. Protection de l'environnement. Le ministère de l'Environnement. Environnement humain, ensemble des éléments constituant le milieu humain et social d'un individu. Environnement culturel. Environnement économique (**).
(*) "Ce qui joue un rôle dans l'apparition d'un phénomène, le déroulement d'un processus" : il est indéniable que c'est le cas pour le digital et le numérique.

(**) Il semble convenable d'ajouter les environnements virtuels et artificiels.


"Le peuple français,

Considérant :

Que les ressources et les équilibres naturels ont conditionné l'émergence de l'humanité ;

Que l'avenir et l'existence même de l'humanité sont indissociables de son milieu naturel ;

Que l'environnement est le patrimoine commun des êtres humains ;

Que l'homme exerce une influence croissante sur les conditions de la vie et sur sa propre évolution ;

Que la diversité biologique, l'épanouissement de la personne et le progrès des sociétés humaines sont affectés par certains modes de consommation ou de production et par l'exploitation excessive des ressources naturelles ;

Que la préservation de l'environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation ;

Qu'afin d'assurer un développement durable, les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins,


PROCLAME :

Article 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Article 2. Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement.

Article 3. Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu'elle est susceptible de porter à l'environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.

Article 4. Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu'elle cause à l'environnement, dans les conditions définies par la loi.

Article 5. Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en oeuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.

Article 6. Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l'environnement, le développement économique et le progrès social.

Article 7. Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement.

Article 8. L'éducation et la formation à l'environnement doivent contribuer à l'exercice des droits et devoirs définis par la présente Charte.

Article 9. La recherche et l'innovation doivent apporter leur concours à la préservation et à la mise en valeur de l'environnement.

Article 10. La présente Charte inspire l'action européenne et internationale de la France.