Le digit

De Digipirate
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Le digit c'est le doigt ...


... qui dit oui, qui dit non !


Ou toute autre chose selon le contexte et sa convention syntaxique,
claire ou chiffrée.

C'est tout ce que comprend le monde matériel des machines et des modèles. La biologie utilise quatre digits et non deux dans les séquences ADN. Pour ce qui bouge et la pensée, on verra à la fin.

On peut donc décider de modéliser l'univers, pour le voir comme les machines, sous la forme d'un immense nuage de "oui" et de "non" (certains diront de bric et de broc), ou de "0" et de "1".

Cette façon de le comprendre s'appelle la "digisphère".
Elle permet de mieux percevoir la nature radicalement commune de l'écosystème digital mondial (WDE).

C'est la carte fondamentale de notre Environnement.

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Digital / Numérique

Il y a évidemment un grand nombre de digits dans notre affaire. Un grand nombre ou "beaucoup" (quand on ne peut plus compter avec ses doigts), en latin, cela se dit "numérus".

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Mais il faut pourtant pouvoir dénombrer le "beaucoup". Pour cela on appelle l'aide du cerveau :

  • on donne un numéro à chaque doigt, que l'on appelle chiffre (I, II, III, IV, V sur la première main, puis VI, VII, etc. sur la seconde). Pratique pour compter les manipules, les décurions, les centuries, les légions.
  • et le cerveau fait des multiplications en comptant combien de "doigts (I, II, III, etc.) fois les deux mains (X) plus de doigts (I, II, III, etc.)".
  • heureusement les Arabes ont normalisé la pratique indienne et remplacé cela par notre numérique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9) et surtout remplacé le "X" par le "10", et inventé pour cela le "0" qu'ils ont assimilé au "non".

Pour certains, qui ne sont pas tombés dans le chaudron cabossé des maths, cela ne fait pas de réelle différence en français. Voilà pourquoi ils sont un peu perdus en anglais où, pour ceux qui on lu "Astérix et les Bretons", :

  • "beaucoup" qui se compte avec les doigts se dit "many" (manus) : "how many are you : combien de mains êtes-vous ?"
  • "beaucoup" qui ne se compte pas ou plus avec les doigts se dit "much" : "thank-you very much : merci très beaucoup"

La différence est-elle d'importance ?

Jusqu'à Basile Bouchon, pas réellement. La "bande à Basile" a tout changé en 1725. Il a utilisé ses doigts pour percer une bande et y mettre, ou pas, des trous.

  • Si un trou "oui",
  • si pas de trou "non",
  • avec une crémaillère de trous au milieu pour que cela défile bien. Une de chaque côté pour que cela défile encore mieux.

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Jeab-Baptiste Falcon a amélioré l'idée de son patron trois ans plus tard, en remplaçant le bande par le carton de la carte perforée qu'utiliseront :

  • Vaucansson, le génie des automates,
  • et Jacquard; en fait aussi le papa du pixel :
  • à l'envers il y a la continuité complexe des fils,
  • et à l'endroit la discontinuité des points .


Tout est là pour comprendre toute la suite. La vision du monde

  • en digital pour les machines,
  • en numérique pour nous, après comptage (ou numération s'il en a trop) cérébral.

Sauf pour certains "littéraires" qui - comme l'Académie - sont un peu 300 ans plus lents. Ils rendent les choses, les lois, la recherche et les débats moins clairs.


L'entrée digicide du 9ème dictionnaire :

Digital (pl. Digitaux, -ales) 
XXe siècle. Emprunté de l'anglais digital, dans digital computer, « ordinateur digital », dérivé de digit, « chiffre » (en tant qu'ils étaient primitivement comptés sur les doigts). INFORM. TECHN. Qui utilise des nombres, numérique. Le terme Numérique doit être préféré.

Et vlan ! Combien de milliards d'euro perdus ?

Et si l'on avait aussi gagné la guerre ?

Chacun connait sait que "Alan Turing nous a aidé à gagner la Seconde Guerre mondiale" en déchiffrant le codage de la machine Enigma.

Mais qui connait son proche prédécesseur français dans l'art d'utiliser la cybernétique pour gagner la guerre : Louis Pierre Coufignal relanceur de l'idée du binaire de Leibnitz, ancien professeur de l'Ecolne Navale de Brest, auteur du premier ordinateur français interrompu par la guerre, apôtre de son utilisation dans les conduites de tir et le calcul des tables d'artillerie, sans lesquelles canons alliés n'auraient peut-être pas été aussi précis (ce fut le cas des Russes qui utilisaient le décimal).

Désolé pour l'Académie française, mais le digit, c'est Couffignal !

droit

Le bit et le qubit

Attention : lorsque l'on fait appel au cerveau, le décorticage commence.

  • Ce "1" et ce "0", en fait, c'est quoi ?
On a bien réfléchi et on s'est dit que c'était deux versions du même concept : le "bit" ("bis digitus", en latin, binary digit en anglais).
  • Oui, mais ... ce "bit", a une discontinuité interne. Qu'est c'est, ce saut entre le "1" et le "0" ? Quelle est la continuité dans la discontinuité" qu'il va falloir pour porter l'intelligence (inte-legere = lier ensemble) entre ce qu'ils représentent ? "Bit ou pas-bit, telle est la Question". Divine surprise : la réponse du "qubit" !

La notion de qubit permet de comprendre comment la valeur de la digisphère évolue en permanence (sinon tout serait fixe, au lieu de pouvoir s'engrener !). La digisphère n'est que la très grande variable quantique, qui correspond à 'état du calcul de son évolution par l'ordinateur quantique qu'est l'univers. Et, par la même occasion, de l'évolution de chacune de nos vies.

Quelques métaphores pour assimiler !

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  • celle du cinéma où la projection d'une succession alternative d'images d'un pouce levé et d'un pouce baissé nous fait voir une main un peu moins précise à deux pouces.
  • celle de la "physique quantique" qui ouvre la voie à des ordinateurs où les opérations ne sont plus "classiquement" basées sur la manipulation de bits dans un état électrique 1 ou 0, mais de "qubits" (devenus bits quantiques) en même temps dans un état 1 et 0. Une manière de l'accepter est de penser que c'est précisément dans ce saut que se trouve le "tic-tac" du temps.
  • celle du bit "Nord"/"Sud" de notre "Terre" dans l'univers : "J'y vais du pôle Nord au pôle Sud !".
    "Oui ! mais par où ?"
  • celle de Joseph Marie Jacquard citée plus haut, lorsqu'on la compare à Euclide et Pythagore :
  • pour Euclide, entre deux points passe une seule droite, mais faite d'une infinité de points.
  • pour Pythagore, entre deux nombres (par exemple entiers), il y a une infinité de nombres (après la virgule).
  • entre deux pixels, il y rien et cela marche !!!
Et notre cerveau a "vu" le qubit !