Information - communication - intellition

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« Le syllogisme est un discours dans lequel, certaines choses étant posées, quelque chose d'autre que ces données en découle nécessairement par le seul fait de ces données » (Aristote, Topiques, I, 1, 100 a 25 et Premiers Analytiques, I, 1, 24 b 18-20).



Les supports de la pensée

Un syllogisme comporte donc :

  • un point de départ – les prémisses
  • et une conclusion.

Cette conclusion doit être :

  • nouvelle par rapport aux prémisses (ce qui assure la fécondité du syllogisme),
  • découler de ces seules prémisses en pleine et unique rigueur,
  • cybernétique : lorsque l'inférence est linéaire (monolectique) : action -> (énaction interne) -> réaction (Wiener, Varella)
  • logique : lorsque l'inférence est dialectique (logique du tiers exclu) entre deux prémisses (mineure et majeure, thèse et antithèse) et conduit à une conclusion sous forme de synthèse
  • ou agorique : lorsque l'inférence est polylectique et emerge de la population (tiers non-exclu) des prémisses de l'espace considéré (agora). Le réseau informatique donne accès au raisonnement agorique pour le traitement de la complexité et des multitudes. Sa conclusion se produit donc sous forme d'émergence .

L'intuition est cybernétique, la raison est logique, la réflexion est agorique.


La cognition

La donnée est l'état actuel d'une prémisse. La connaissance est l'ensemble des prémisses connues.

  • l'information est ce qui augmente la connaissance en s'ajoutant aux prémisses.
  • la communication est la duplication de l'information.
  • l'intellition est l'augmentation des prémisses à partir de la réévaluation algorithmique de la connaissance (data mining).
Exemple d'intellition donné par https://ni-pigeons-ni-espions.fr/fr/ :
"soit une série d'appels téléphoniques dont on ne dispose que des méta-données. Un individu reçoit un appel d'un centre de dépistage du Sida. Il appelle ensuite son médecin, et trois personnes dont une seule qu'il a appelée récemment, puis SOS Amitié. On ne sait rien du contenu des conversations, mais on devine aisément ce qui se passe."
Ce qui compte en renseignement ce ne sont pas ce que les gens disent (ce peut être à mots couverts, crypté, etc. c'est trop complexe pour un algorithme) mais "qui à contacté qui, quand ?"


La certitude

Toute information est affectée par un degré d'incertitude, égal à zéro en cas de certitude.

Les données sont exprimées :

  • selon une sémantique (sens),
  • dans le cadre d'une syntaxe (présentation)
  • appartenant à un langages (appelant des traductions)
  • selon une "typographie" données (caractères romains ou chinois, son, vidéo, etc.)

Ceci introduit de multiples niveaux d'incertitude, dont la somme des influences est évaluées sous forme de probabilité.

Par ailleurs, toute communication peut être affectée par des erreurs provenant de la technologie, du média ou d'intercepteurs.


La certitude algorithmique d'une intellition réclamerait donc :

  • la certitude de toutes les connaissances utilisée par cet algorithme, et donc de toutes les informations qui l'on construite.
  • l'absence de bruit ou la correction certaine de ce bruit lors de toutes les communications effectuées.
  • la certitude d'absence d'erreur et la totale pertinence de l’algorithme utilisé.
  • une orthotypographie sans variance (ex. est-ce que "o" est un "o" romain ou un "o" cyrillique : un lecteur optique ne sait pas).

C'est pourquoi l'on parlera a priori, en terme d'intellition, de présomption de certitude algorithmique.