Architectonique

De Digipirate
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Le cyberespace est à considérer selon au moins sept couches structurelles qui correspondent chacune à un niveau de développement et d'innovation et donc de précaution, d'opportunités et de risques à traiter spécifiquement et dans la mutualité de leur écosystème numérique commun.


Ces niveaux sont :

  • architectonique, c'est à dire l'architecture de l'inhérent fondamental, ce qui est propre à l'univers : la manière dont la nature, les choses, l'homme, l'environnement, le digital et le numérique, etc. sont. C'est la compréhension de la réalité première, depuis sa trame élémentaire jusqu'à la gouvernance de l'humanité. Depuis Thalès jusqu'au boson de Higgs, la digisphére, la crise de l'Euro et le terrorisme.
  • architectural, c'est à dire les schémas que l'homme imagine, les relations qu'il souhaite et les systèmes qu'il construit. C'est la norme qu'il veut imposer.
  • ingénierie, c'est à dire la manière concrète dont dont il va les concevoir et les réaliser. Ce sont les protocoles de ses échanges et les standards par lesquels il va stabiliser et consacrer la norme.
  • technique, c'est à dire la maîtrise de l'installation, des opérations et de la maintenance de ces systèmes.
  • utilisation, c'est à dire la manière dont la société va se faciliter la vie et accroître ses possibilités par l'usage des technologies (ici digitales), c'est à dire des capacités techniques et du savoir faire dont il s'est ainsi doté.
  • consommation, c'est à dire l'attrait et la consommation que les utilisateurs ont des produits (ici numériques) de la technologie.
  • politique, c'est à dire au niveau de l'esthétique et de ses choix sociétaux (société de l'information), de l'éthitechnique pour les atteindre à travers ses standards, et de sa gouvernance entre Etats souverains et utilisateurs multitudinaires (les "légionnaires de la multitude", la foule des sans-contrat-social-avec-un-souverain dans le domaine concerné).


Chacun de ces niveaux réclame, pour être maîtrisé avec doctrine et méthode, un niveau de littéracie encore rarement atteint du fait :

  • du manque de recul de ses stratèges généraux tant pour en comprendre les mécanismes internes que l'insertion dans la généralité d'un monde qu'il modifie profondément,
  • de sa nouveauté souvent partis des niveaux médians ayant une stabilisation économique plus simple (technique, utilisation, ingénierie).


Ceci rend plus difficile la veille des alertes, la protection, la pacification de ce nouveau théâtre d'échanges et d'innovations économiques, culturels, interpersonnels, protestataires et parfois polémiques de compétition ou de violence (Etats : guerre; intérêts politiques : terrorisme; intérêts privé : crîme).


Par son caractère artificiel étendant la réalité naturelle, le cyberespace est particulièrement affectable par des stratégies de long terme. Par exemple,

  • la stratégie de "status-quo" américaine de 1985 à 2014, sous supervision du NTIA.
  • la stratégie de "permissionless innovation" qui se dessine avec le corollaire d'une tentative de prise de contrôle sous multipartieprenace s'opposant à une vision plus distribuée de la décision en réseau (holocratie omnipartieprenante) où la décision émerge des positions pratiques adoptées par chacun après concertation.

Il en résulte des grandes tendances d'utilisation. Ces grandes tendances doivent être considérées dans le cadre des politiques de précaution et les conflits qui peuvent en résulter être prévenus par contre-guerres. Un exemple est la guerre au terroristes et la contre-guerre au terrorisme (moyens, intox, solutions, cybermenace) , à chacun des niveaux évoqués plus haut.


En ce temps de singularité architectonique (souvent appelée singularité technologique), nous pénétrons dans le domaine nouveau de la complexité par le fait de l'évolution naturelle du nombre d'humains et de l’interaction grandissante de leurs besoins, relations et solutions. De là, l'importance encore mal identifiée, du niveau architectonique dans le débat mondial et dans la résolution de la Crise qui en découle.